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Etienne Saillard, ébéniste-marqueteur à Dommartin (Doubs).Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d’exercer ce métier ?
J’ai débuté en ébénisterie d’agencement. Mais ce n’est pas ce que je voulais faire. Ce métier est une interprétation de ce que les autres veulent ou créent mais cela ne permet pas de dire ce que l’on a en soi.
Comment définiriez-vous votre métier ?
Ma formation est celle d’ébéniste-marqueteur mais je suis plus un tablettier-marqueteur puisque je crée et travaille des coffrets, des boîtes à bijoux ou à musique, etc.
Quelle formation avez-vous suivi ?
J’ai débuté par un CAP en menuiserie d’agencement puis j’ai obtenu un brevet des Métiers d’Art. J’ai suivi ensuite une formation au Centre régionale de restauration d’oeuvres d’art à Vesoul puis des cours du soir à l’Ecole Boulle. Ensuite, je suis parti pour un tour de France en tant que compagnon.
C’était un tour de France professionnel autour de la problématique du coffret. J’ai intégré des ateliers qui réalisaient des boîtes à bijoux, à cigares, des boîtes à musique, à secrets ou des coffrets en marqueterie. Mais je suis aussi allé en Suisse.
Pourquoi ?
C’est simple, il ne reste que quatre artisans en France qui travaillent ce type d’objet. Et habitant la Franche-Comté, passer la frontière m’a paru évident.
Quel est votre métier aujourd’hui ?
Après douze années de travail dans différents ateliers (atelier de restauration, atelier de fabrication de coffrets et ateliers de création de mobilier où j’ai pu approfondir mon métier),je me suis installé en 1997 comme ébéniste – marqueteur.
Comme je vous l’ai dit, je crée des boîtes et des coffrets en marqueterie à base de bois et de paille. Mais je ne me limite pas à ce type d’objet. Je fais des tableaux, des petits meubles, des accessoires de bureau et du mobilier marqueté. Pour cela, j’utilise des bois issus d’une soixantaine d’essences qui permettent de réaliser des marqueteries variées et complexes. Je l’associe à l’écaille de tortue, l’os ou la paille ainsi qu’à des matériaux ferreux : laiton ou étain.
A côté de ce travail de marqueterie, je restaure du mobilier pour les particuliers et je travaille aussi avec deux musées, un en Suisse et l’autre en Savoie, sur des restaurations de boîtes à musique. Bien sûr, je n’interviens pas sur la partie mécanique, je ne restaure que les parties en bois.
Comment présenteriez-vous son évolution ?
Bien entendu mon métier évolue. Heureusement, il n’est pas figé. De nouveaux matériaux et de nouvelles techniques sont apparus. Mais je pense que ce qui évolue – et c’est vrai pour l’ensemble des métiers d’art – ce sont les modes de consommation. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère de consommation rapide : on veut tout tout de suite. Il faut que ce soit immédiat. Hors, nos métiers d’art demandent de prendre le temps. Premièrement, il faut définir les goûts, les besoins du client. Deuxièmement, il faut réaliser l’objet. Cela demande de la patience. Le consommateur d’aujourd’hui n’en a plus guère.
Et j’ai remarqué qu’il y a aussi une perte de connaissance, de culture. En général, on trouve beaux les travaux d’art mais on ne va pas plus loin dans la démarche. Il n’y a plus de références. On se contente du minimum.
En 2007, votre entreprise « Le bois plaisir » a obtenu le label « Entreprise du Patrimoine Vivant », que vous a-il apporté ? Est-ce une reconnaissance ?
Effectivement, c’est une reconnaissance : de mon travail, de notre savoir-faire. Il m’a déjà permis des contacts avec le Japon. Mais c’est un label encore trop jeune pour savoir quel impact il a réellement sur nos entreprises labellisées.
Comment l’abordez-vous ?
J’espère que ce label ne sera pas seulement un label de plus. Il faut un véritable accompagnement et pas seulement financier. Ce label est encore confidentiel. Mais pour qu’il soit efficace pour nous, professionnels des métiers d’art, il lui faut deux choses : l’exigence dans la labellisation et la promotion en expliquant ce qu’est le label, ce qu’il apporte à nos métiers.
Je pense surtout que ce label peut nous aider à nous fédérer et à agir de concert mais pour ça il lui faut un vrai cahier des charges, comme dans l’alimentation. Cette charte doit définir avec toutes les précisions possibles ce que le professionnel doit faire pour obtenir ce label, quels sont ses engagements.
De part ma culture familiale, j’ai vu ce que doit être un label et ce qu’il doit apporter au professionnel. Je reprends l’exemple de l’alimentation car c’est ce que je connais. Mes parents étaient agriculteurs de montagne. Pour obtenir l’appelation d’origine contrôlée (AOC) « Comté », les producteurs de lait et de fromages ont travaillé dans le même sens et avec une certaine exigence afin d’obtenir la reconnaissance de leur produit et de leur savoir-faire. Et c’est parce qu’une charte détaillée définissait cette AOC qu’ils ont eu un cadre précis de travail et ainsi qu’ils ont pu obtenir cette « étiquette ».
Il faut conserver les fondamentaux, savoir précisément ce qu’il faut faire ou ne pas faire et se fédérer pour être plus fort.
Vous êtes président de l’association Métiers d’Art en Franche-Comté, quel est votre rôle ?
Mon rôle est d’animer une structure qui est le référent des métiers d’art en Franche-Comté. Nous avons comme objectifs de promouvoir l’excellence de nos métiers, de contribuer à la formation professionnelle des adhérents ou encore de sensibiliser le public aux métiers d’art. Et ce groupement est composé essentiellement de professionnels des métiers d’art et d’une animatrice qui nous aide dans la promotion et la diffusion de l’information auprès du public. Nous sommes 80 adhérents aujourd’hui.
Il y a un engagement important de tous les membres notamment sur le devenir de nos métiers et sur les actions à mettre en place. Ainsi en 2009, nous publierons une photographie précise de ce que nous sommes en Franche-Comté. De plus, nous allons mettre en place un diagnostic individuel pour chaque professionnel au niveau commercial notamment. Et à la suite de cet échange, une formation sera mise en place.
Pourquoi participez-vous aux Journées des Métiers d’Art ?
Les Journées des Métiers d’Art permettent de nous faire connaître en montrant un patrimoine qui est près de chez vous. Les JMA incitent le public à pousser les portes des ateliers et à venir découvrir nos savoir-faire. Elles démontrent aussi que nous sommes partie prenantes dans l’amégement du territoire, notamment lorsque nous nous installons à la campagne.
Il faut dire que c’est l’occasion de vendre notre travail et nos savoir-faire. Je dirais que ces journées représentent deux mois de mon chiffre d’affaire : un mois de ventes et un mois de commandes en travaux de restauration.
Et enfin, sous cette forme de journées nationales, les JMA permettent d’inviter les pouvoirs publics et de les interpeller sur la réalité de nos métiers.
Et que proposez-vous au public ?
J’ai invité trois professionnels à venir présenter leur travail dans mon atelier :
- Elisabeth COLLARDEY, Atelier de la Belle Louise, céramiste à Montrond le Château (Doubs)
- Muriel SOMMER VORPE, graveur à La-Chaux-de-Fonds (Suisse)
- Pascal ROUCHOUSE, vannier à Cademène (Doubs)
Les 18 et 19 octobre de 9h à 19h.
Le Bois Plaisir
5B rue du puits – 25300 Dommartin
03 81 46 67 46 – www.amalgalerie.com
Gérard Cabrimol et le regroupement des photographes professionnels de Martinique exposent au Palais des Congrès de Madiana à Schoelcher (Martinique)Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d'exercer ce métier ?
La photographie a été d'abord pour moi une passion qui est devenue par la suite un métier.
C'est un métier très ouvert qui permet de côtoyer des gens de divers horizons. Par la photographie nous devenons en quelque sorte la mémoire visuelle des gens, des villes... Je l'exerce avec amour et passion.
Quelle formation avez-vous suivi ?
La formation que j'ai suivi à l'école n'a rien a voir avec la photo. Mais depuis que j'ai choisi ce métier, je suis régulièrement des formations dans ce domaine.
Vous souvenez-vous de votre première photographie ?
C'étaient surtout des photos de fleurs et j'avais hâte de voir le résultat sur papier puisqu'à cette période le numérique n'existait pas.
Quelle est votre rôle dans le groupement des photographes professionnels de Martinique ?
Je suis président du GPPM depuis 2007.
Vous représentez le groupement, en quoi consiste-t-til ?
Nous sommes une organisation professionnelle regroupant plus de 60% des photographes de notre île : la Martinique.
Nous organisons des formations, des rencontres, des expositions afin de valoriser et améliorer la qualité de notre travail.
Quel est votre métier aujourd'hui ? Comment présenteriez-vous votre travail ? Ses évolutions ?
Je suis photographe depuis 1993, je suis spécialisé dans le portrait, le mariage et le reportage. Notre métier a beaucoup évolué grâce aux nouvelles technologies qui nous apportent une ouverture importante dans notre façon de travailler. Cette évolution nous permet d'aller plus loin dans la création, d'offrir d'autres services à nos clients et d’être plus proche de leurs envies.
Pourquoi le GPPM a-t-il choisi de participer aux Journées des Métiers d'Art et que proposez-vous pour cet événement ?
Nous y participons depuis quelques années. Il est important pour nous de poursuivre car c'est avant tout un espace de promotion de notre savoir-faire. Un moyen de montrer notre diversité dans le milieu photographique puisque nous exerçons notre métier dans plusieurs domaines : portrait, mariage, publicité, reportage, paysage...
Pour cette édition, nous proposons une exposition de photos représentant nos différents secteurs d'activités. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ensemble des photographes membres du GPPM sur l'ensemble de l'île. Pour connaître les photographes participants, rendez-vous sur notre site www.photographesdemartinique.fr
Exposition par le Groupement des photographes professionnels de Martinique
Palais des Congrès de Madiana – 97233 Le Lorrain
05 96 53 45 45 – contact@cabrimolphoto.com
www.photographedemartinique.com
Exposition les 16 et 17 octobre de 10h à 19h, le 18 octobre de 10h à 18h30 et le 19 octobre de 10h à 17h.
Isabelle Latour et Claire Massat ont repris cette entreprise familiale, fabrique de bijouterie. A Paris 4° arrondissement.Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d’exercer ce métier ?
En 2003, l’entreprise familiale était menacée de disparaître à la suite du décès de sa gérante, ma cousine. En tant que membre de la famille, je me suis sentie le « devoir » de continuer à faire vivre l’entreprise familiale.
Aidée de mon amie d’enfance, Claire, j’ai relevé le défi de reprendre l’entreprise.
Et aujourd’hui nous adaptons à des créations contemporaines les techniques mises au point par Philippe Commelin au début du XXe siècle. L’objectif est d’allier le luxe des années Folles à un style résolument novateur.
Quelle formation avez-vous suivi ?
Nous sommes toutes les deux diplômées d’écoles de gestion. Parallèlement à la reprise de l’entreprise, Claire a suivi une formation en bijouterie à l’école de la rue du Louvre, alors que j’ai acquis des connaissances en gemmologie à l’école des Gemmes.
Quel est votre métier aujourd’hui ?
Aujourd’hui Commelin est l’un des derniers émailleurs de France : ses médailles en émail sont une référence dans la profession. Créé au début du XXe siècle, alors que l’art de l’émail connaît son apogée dans les œuvres d’Art décoratif, le bijou vitrail est fabriqué à la main et est le fruit d’un travail d’émaillage méticuleux : la technique consiste à fixer par fusion une matière vitreuse colorée sur une base or. Chaque pièce est cuite à près de 1000° C. L’émail, par sa transparence, change de couleur selon l’intensité de la lumière.
Commelin est aussi le spécialiste des breloques massives (2000 modèles créés à ce jour) : ces « charms* » permettent la réalisation de bracelets ou de sautoirs sur mesure.
Aux modèles déjà répertoriés, nous pouvons personnaliser au gré des envies de nos clients. Chaque bijou devient unique. Les pendentifs charms se font sertir de pierres précieuses, les bagues deviennent boucles d’oreilles, la richesse de la palette de couleurs des émaux permet de décliner un même modèle. Et à chaque âge de la vie correspond un bijou Commelin : une petite fille se verra offrir le nonours de son enfance, une jeune mélomane un pendentif clé de sol serti de son premier diamant, etc. Le bijou est intemporel.
Quel souvenir avez-vous du premier bijou que vous avez créé ?
La fierté de faire perdurer un savoir-faire unique.
Pourquoi avez-vous choisi de participer aux Journées des Métiers d’Art ?
Nous avons décidé de participer à cette opération pour faire connaître à un public le plus large possible ce savoir-faire rare 100% « made in France ».
Et que proposez-vous pour cet événement ?
Nous proposons des démonstrations d'émaillage sur métaux précieux et présentons une exposition de bijoux, vitrail.
Votre entreprise est labellisée « Patrimoine vivant » (EPV), comment abordez-vous ce label ? Que vous a-t-il apporté ? Est-ce pour vous une reconnaissance ?
Effectivement, le label est une reconnaissance de notre savoir-faire. Ce label garantit l’authenticité et la qualité des bijoux Commelin, lui apportant une notoriété incontestable.
39 rue des Francs Bourgeois – Paris 4e
01 42 33 63 16 - contact@bijouxcommelin.com
Le 16 octobre de 9h à 12h et de 14h à 17h et le 17 octobre de 9h à 12h et de 14h à 16h
Marie-Line Lemoine, créatrice et restauratrice de poupées, d'ours et d'objets céramique à Vertaizon (Puy-de-Dôme)Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d'exercer ce métier ?
J'ai choisi ce métier car il me permettait d'allier mes deux passions : le modelage et la couture. C'est après des études de gravure en modelé à l'école Boulle que ce métier est devenu une évidence.
Quelle formation avez-vous suivi ?
J'ai appris à fabriquer les moules en acier mais toutes les préparations à ce travail passe par le plâtre et la résine. J'ai donc commencé pour la conception de médailles et de statues religieuses. Puis j'ai créé ma première poupée en 1994. En parallèle, je donnais des cours de modelage. Le fait d'exposer des poupées de création a amené des personnes à me confier leur propre poupée pour des restaurations. J'ai alors ouvert mon magasin en 1997. Mais je suis retournée en cours pour approfondir la restauration de porcelaine. Conséquence, la restauration de poupées est devenue ma principale activité à ce jour.
Quel souvenir avez-vous du premier objet que vous avez créé ou restauré ?
J'ai un souvenir très particulier de la première poupée que j'ai créé. Il m'a fallu un an pour la mettre au point car à l'époque je ne savais pas encore travailler la porcelaine. Hors maintenant, il me faut environ deux heures pour modeler une main.
Quel est votre métier aujourd'hui ? Comment présenteriez-vous votre travail ? Ses évolutions ?
On présente souvent le métier de restaurateur comme un vieux métier. C'est une erreur. En vérité, le métier évolue notamment dans l'utilisation des matériaux. C'est cette évolution qui me permet des restaurations presque invisibles aujourd'hui. Les colles, les vernis, les pigments sont beaucoup plus stables dans le temps que ne l'étaient par exemple les couleurs des années 60. J'aime essayer de nouveaux produits et de nouvelles techniques qui me permettent d'améliorer la qualité de mon travail.
On me pose souvent la question de ma préférence entre la création et la restauration. En fait, les deux activités s'alimentent. C'est grâce à la création que j'ose fabriquer des nouveaux doigts ou une partie d'un visage. La restauration m'a permis de me confronter au montage et au démontage d'une poupée, à toutes les possibilités d'articulations et au montage des yeux. Et ce ne sont là que quelques exemples...
Pourquoi avez-vous choisi de participer aux Journées des Métiers d'Art et que proposez-vous pour cet événement ?
Les Journées des Métiers d'Art sont intéressantes car elles permettent à beaucoup de gens de lever le voile sur ce qu'il se passe derrière une restauration ou une création. C'est un temps unique pour faire de la pédagogie, pour répondre à une question que l'on se pose de moins en moins : "comment c'est fabriqué ? ". Aussi je propose pour ces journées essentiellement des démonstrations : coulages de porcelaine, montage et habillage de poupées et plus particulièrement samedi après-midi, un atelier de costumes de poupées avec quelques enfants de la commune.
Enil Création - 8 impasse de l'Horloge
06 79 30 21 88 - enil.creation@gmail.com
www.restauration-de-poupees.fr
Marie-Line Lemoine vous présentera la création de modèles de poupées en terre, la technique du coulage de porcelaine dans des moules en plâtre, de la peinture sur porcelaine et la fabrication de poupées.
Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi d'exercer ce métier ?
J’ai toujours été fasciné par la matière et la diversité des volumes. C’est pourquoi je me suis tourné vers un métier où je pouvais travailler ces deux éléments.
Quelle formation avez-vous suivi ?
J’ai un bac scientifique qui m’a mené vers deux années d’informatique appliquée mais je ne voulais pas passer mon temps derrière un bureau. Un travail manuel me semblait plus approprié. J’ai donc suivi une formation en sellerie maroquinerie. Ensuite, j’ai travaillé chez Hermès avant de créer ma propre entreprise en 2001.
Quel est votre métier aujourd'hui ? Comment présenteriez-vous votre travail ?
En réalité, j’ai développé d’autres champs de compétences. En effet, je me définirai plus aujourd’hui comme un créateur d’ambiance. Je travaille toujours le cuir mais de façon différente, que cela soit pour les secteurs de l’automobile ou de l’agencement d’intérieurs.
Vous vous présentez comme "créateur d'ambiance", en quoi cela consiste ?
Le concept est que j’adapte les désirs des gens pour leurs intérieurs. Je crée ce dont ils ont envie, ce dont ils rêvent.
Pourquoi n’avoir pas continué la maroquinerie traditionnelle ?
La maroquinerie traditionnelle est quelque chose de difficile. Les places sont chères pour ceux qui souhaitent vraiment travailler des matières nobles et précieuses. Il faut intégrer des maisons de luxe et il y a très peu d’élus dans ce secteur !
De plus, l’ameublement est pour moi un travail où je peux réellement m’exprimer. Pour un fauteuil, j’exploite des matières et des formes différentes. Je laisse libre cours à ma création.
C’est pourquoi vous vous êtes associé avec votre cousin ? Ebéniste, je crois ?
Tout à fait. Mon cousin est ébéniste menuisier. Nous nous sommes associés car nos deux métiers sont complémentaires. Nous travaillons tous les deux sur le volume : lui sur les structures et moi sur la partie tapisserie d’ameublement. Notre société permet de répondre à différents types de projets allant de l’automobile à l’aviation, du mobilier sur mesure jusqu’à l’agencement complet d’intérieurs professionnels et particuliers.
Quel souvenir avez-vous du premier objet que vous avez créé, restauré, etc. ?
Le premier objet que j’ai restauré était un fauteuil club. Je l’ai reparé de A à Z, de la structure à l’assise.
Pourquoi avez-vous choisi de participer aux Journées des Métiers d’Art ?
Pour nous, ce type de manifestation est plus que nécessaire. Les Journées des Métiers d’Art nous donnent la possibilité de communiquer. Cette manifestation nous permet de sortir de l’ombre, de présenter ce que nous savons faire et expliquer au public que nos métiers ne sont pas des métiers anciens, archaïques mais que les techniques que nous avons apprises nous les mettons au service de la création. Les Journées des Métiers d’Art, nous les attendions depuis longtemps. C’est important pour nous de montrer que nous existons tout simplement. Et même si on peut faire encore plus !
Davril et Davril – 17 rue de Sarregumines
03 87 06 14 09 – davril.sellerie@free.fr
www.davriletdavril.com
